Qui nierait l’importance que peut avoir l’ordre des mots dans une phrase ? A de rares exceptions près, l’inversion des mots dans une phrase induit un changement radical de signification.

Voici quelques exemples bien connus de ce qu’on appelle des « phrases anacycliques » : « Vivre pour manger », ou « Manger pour vivre »…Derrière cette inversion au niveau du langage se cache une vision fondamentalement différente de la finalité humaine, n’est-ce pas ? Des débats philosophiques se sont d’ailleurs cristallisés autour de propositions inversées : est-ce que « Je suis ce que je deviens », ou bien est-ce que « Je deviens ce que je suis »… ? A un niveau plus pratique, une inversion implique souvent  un retournement de situation qui peut être dramatique : « Le chasseur poursuit le lion », puis « le lion poursuit le chasseur »…

Et dans le domaine de la foi ? Lorsque nous nous sommes plongés dans l’étude de la Parole et que nous avons confronté le catéchisme avec la bible, nous avons réalisé que l’enseignement officiel de l’église catholique faisait souvent une inversion par rapport à l’ordre biblique, non sans conséquences. Car, en modifiant le langage de la foi, ne serait-ce qu’en changeant l’ordre des mots, on modifie aussi l’intelligence de la foi.

 

Nous prendrons trois exemples majeurs :

  1. Le baptême et le salut
  2. L’Eglise et le salut
  3. Les œuvres et le salut